Le Centre d'Expériences Aériennes Militaires Imprimer

 

Le Centre d'expériences aériennes militaires

« Satisfaire au mieux et au plus tôt le juste besoin des forces Â» 

 

Historique 

A l’occasion de la première guerre mondiale, l’aviation s’est développée de façon très significative. En permettant d’accéder à une nouvelle dimension – la troisième – de la guerre, elle représente à ce titre une évolution stratégique majeure du combat moderne.

 Cette évolution se traduit bien évidemment par les progrès technologiques observés et motivés par la nécessité d’avoir l’avantage sur l’adversaire. En l’espace de quatre ans, les avions sont ainsi devenus capables d’aller de plus en plus loin, de plus en plus vite. Ils sont désormais aptes à emporter plus de bombes, leurs armes tirent à travers le cercle de l’hélice et ils montent à des altitudes sans cesse plus impressionnantes.

 Mais la puissance militaire acquise et démontrée par l’arme aérienne doit désormais être domptée, maîtrisée pour qu’elle puisse être utilisée au mieux. C’est tout l’enjeu du débat de l’entre deux guerres qui voit l’armée de terre et la marine revendiquer qui une aviation terrestre, qui une aviation maritime. Ce débat s’enrichit de l’apparition d’une troisième tendance, qui milite pour la naissance d’une armée aérienne indépendante, une armée de l’air, dont le champ de bataille serait la troisième dimension. Dès lors, il est indispensable de réfléchir à l’emploi de cette armée de l’air et de ses matériels. Il faut être capable de penser un matériel en ayant comme finalité son emploi militaire.

 Enfin, une telle évolution technologique n’a de sens que si des organisations existent qui permettent d’en contrôler l’émancipation, d’optimiser l’emploi des ressources humaines et matérielles qu’elle engloutit et de s’assurer de la pertinence des besoins militaires auxquels elle répond. Il est de plus nécessaire de vérifier que les aéronefs construits présentent un niveau de sécurité minimum, compatibles avec les normes édictées. En d’autres termes, les progrès de la technologie aéronautique imposent de créer au sein des armées une structure capable de s’associer aux travaux des industriels et de s’assurer de leur cohérence militaire.

 C’est dans cette triple logique que s’inscrit le Centre d’Expériences Aériennes Militaires.

 Capable de suivre le développement des technologies aéronautiques, le CEAM est le garant de performance tactique des équipements produits. Il est présent auprès de l’industrie dès la définition du matériel, et le suit jusqu’à ce qu’il soit livré aux unités. Cette mission n’a pas évolué depuis la création du centre, en 1933.

 

Une naissance en deux temps

 Le 1er avril 1933 paraît le décret qui pose les fondements de l’armée de l’air. Outre les principes, ce texte prévoit la création d’entités qui relèvent directement du ministère de l’air. C’est le cas du CEAM qui est créé le 1er juillet 1933, qui dépend directement du ministre de l’air par l’intermédiaire de l’inspection générale de l’armée de l’air.

 Le Centre est chargé de rechercher par des expériences les méthodes d’emplois militaires des matériels fabriqués et de s’assurer de leur cohérence tactique.

 Afin d’être proche du centre décisionnel, mais également de pouvoir disposer de matériels aéronautiques modernes et en quantité suffisante, le CEAM est installé sur la grande base de Reims, où se côtoient des avions de chasse et de bombardement. Son État-major est lui localisé en ville.

 Il dispose pour ses travaux d’une douzaine d’appareils, et compte dans ses rangs une centaine de personnes, officiers, sous-officiers et personnel civil.

 Lorsque la loi du 2 juillet 1934 précise le fonctionnement de l’armée de l’air, les statuts du CEAM évoluent également.

 Si la mission reste identique et réaffirme la vocation tactique du Centre, le nouveau texte ne fait que préciser le rattachement hiérarchique du CEAM, et arrête des dispositions qui en facilitent le fonctionnement.

 

Activité du CEAM à Reims

 Dans la période qui précède la seconde guerre mondiale, le CEAM travaille essentiellement dans trois directions.

 Il recherche h00les améliorations à apporter sur les matériels existants ou récents. Ainsi, il développe des moyens de réchauffer les instruments de bord ou encore de permettre aux équipages, qui volent la plupart du temps dans des cabines ouvertes à tous les vents, de se protéger du froid. Il expérimente avec le GC 1/5 le Curtiss H-75.  

 Le CEAM travaille également à développer de nouvelles techniques, en matière de phonie ou de navigation aux instruments par exemple. Cette activité est essentielle, car elle contribue à circonscrire l’activité débordante des ingénieurs de l’époque sur des recherches nécessaires pour les aéronefs militaires. Le CEAM mène par exemple une étude approfondie sur les autogyres et leur emploi militaire. 

Enfin, les équipes de Reims rédigent des documents et études sur l’emploi tactique des matériels, armements et autres aéronefs. Ces textes sont à l’origine de l’emploi de l’aviation au cours des premiers mois de la guerre qui s’annonce.

 L’ensemble de ces travaux sont menés en liaison avec les unités de combat, grâce aux différentes sections présentes au sein du CEAM (chasse, bombardement, reconnaissance, etc.). On notera, déjà à cette période, l’existence d’une section de parachutistes.

 

Le CEAM pendant la seconde guerre mondiale

 A la déclaration de guerre, le CEAM est replié à Orléans Bricy pour l‘éloigner de la menace allemande. Ce repli, et non une dissolution qui aurait permis d’utiliser son matériel et ses personnels, souligne la valeur que revêt le Centre aux yeux de l’État-major.

C’est donc à Orléans que le CEAM poursuit son activité.

 Dans cette période troublée, il centre ses travaux sur la mise au point des matériels nouveaux, essentiellement les avions, qui doivent rejoindre le front. Il s’appuie pour cela sur les unités appelées à utiliser ces matériels.

 Ainsi, sous lah00a rh00besponsabilité du CEAM, l’expérimentation du MS 406 . est réalisée par des pilotes et mécaniciens du GC 1/7, et celle du Dewoitine D-520 par le personnel du GC 1/3. Bien évidemment, ces travaux sont l’occasion de demander des améliorations techniques. Ils servent également de support à la réflexion tactique menée avec ces unités pour affiner et adapter les techniques de combat compte tenu des caractéristiques des appareils ennemis.

 Au cours de cette période, les pilotes du CEAM mènent également des combats aériens dans le cadre de la protection du terrain d’Orléans-Bricy et des infrastructures industrielles environnantes.

 Devant l’avancée allemande, le CEAM se replie ensuite sur Toulouse. Il semble qu’à l’armistice les moyens du CEAM se soient envolés pour l’AFN.

 

Renaissance du CEAM à Mont de Marsan

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le pays est saccagé, l’industrie ruinée. Il en va de même de l’activité aéronautique de la France.h01 Les progrès réalisés lors de la seconde guerre mondiale ouvrent des perspectives que l’on juge à l’époque très prometteuses, et le pays doit en profiter. Pour cela, il est nécessaire de combler le retard accumulé par quatre ans d’occupation. Aussi, le gouvernement entend relancer la production aéronautique, tant civile que militaire. Dans ce cadre, et devant la perspective annoncée d’une multitude de prototypes d’avions de combat, l’armée de l’air décide de mettre sur pied à nouveau un Centre d’Expériences Aériennes Militaires. C’est chose faite le 15 octobre 1945. 

Ecoutant les leçons du passé, l’État-major décide de le positionner loin de la frontière allemande - les alliés demeurent méfiants ! - ce qui de fait l’éloigne également de la menace soviétique qui se dessine. L’isolement des Landes, propice à l’expérimentation des matériels de dernière génération, et la disponibilité d’une piste en dur désignent Mont-de-Marsan comme lieu de la renaissance du CEAM.

Le défi est énorme, et celui qui doit le relever est un pilote d’essai de renom, doublé d’un meneur d’homme reconnu.

Le colonel Constantin Rozanoff   devient le Directeur du CEAM à compter du 1er novembre 1945.  Il s’attelle avec enthousiasme à ce défi, car il a une grande ambition pour ce Centre. Entre 1945 et 1946, il pose les bases de ce qui est le CEAM d’aujourd’hui. Il quitte l’armée de l’air en octobre 1946 et rejoint la société Générale d’Aviation Marcel Dassault (GAMD).  Il trouve la mort le 3 avril 1954 aux commandes du prototype du « Mystère IV B Â».  Depuis, la date du 3 avril est commémorée par tout le personnel du CEAM et de la Base Aérienne 118 au cours d’une cérémonie militaire.

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UNE ACTIVITE ASSEZ HETEROCLITE 

A la fin des années 1940, l’activité du CEAM est assez hétéroclite. Les prototypes annoncés tardent à se manifester. 

Le Centre réalise donc des études tactiques sur des avions hérités de la seconde guerre mondiale. Ainsi, les B.26 , Junker 52 surnommés « Toucan Â» ou encore les Mosquitos font l’objet de travaux « tactiques Â». Les chasseurs sont des « Spitfire Â» , des P47 « Thunderbolt Â» . Ils sont souvent mis en situation dans la perspective d’une utilisation dans les colonies.

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h11Les pilotes du CEAM sont également parmi les premiers à tutoyer les réacteurs, en volant sur des avions Heinkel He 162 « Volkjager Â». C’est aussi l’heure des premiers morts, lorsque l’un de ces appareils s’écrase au sol, en juillet 1948, tuant son pilote.

h14h13C’est finalement dans le domaine des avions de transport que les premiers produits français vont être expérimentés. Le CEAM mène ainsi l’expérimentation du SE 161 « Languedoc Â» , du Nord 2501 « Noratlas Â»  ou encore des MD 311, 312 et 315 « Flamant Â». 

Un h11peu plus tard, le MH 151 «Broussard» rejoint les Landes pour une période d’expérimentation qui le conduira en Algérie.

Au début des années 1950, le MD 450 « Ouragan Â»  est expérimenté à Mont de Marsan. Le Centre dispose déjà d’avions à réaction modernes pour l’époque de type Vampire  (et Mistral version française du Vampire). Mais l’ Â« Ouragan Â»  est le premier réacteur français, et tout est donc à faire, à découvrir avec cet appareil.

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Il annonce une période faste pour les ailes françaises, qui voit la succession rapide de prototypes variés et performants. 

Les années 1950 sont également le cadre de l’expérimentation de l’Alouette.h19

 

Du « Mystère Â» au « Mirage Â» 

Au milieu des années 1950, les constructeurs proposent des modèles sans cesse plus performants.

Dans h20le domaine de l’entrainement, le CM 170 « Fouga Magister Â» propose une formule originale d’avion à réacteur léger, dont le comportement permet une excellente préparation au passage sur chasseur moderne. Construit à Aire-sur-Adour, c’est en voisin que son expérimentation est menée au CEAM à partir du début de l’année 1955. 

Leh21 renouveau du bombardement français prend la silhouette à la fois pure et avant-gardiste du SO 4050 « Vautour Â» 

Livré à Mont de Marsan en 1955, il va prendre une part essentielle dans l’autonomie stratégique de l’armée de l’air et la maîtrise de l’arme atomique.

Mais h22c’esth24 réellement au niveau des chasseurs que le cycle va s’accélérer. De 1953 jusqu’au début des années 1960, le CEAM expérimente tous les avions de la saga des « Mystère Â» : le MD 452 « Mystère II Â» , le MD 454 « Mystère IV A Â» et le « Super Mystère B2 Â».

 Le h25Centre de Mont de Marsan est donc très bien préparé lorsqu’en janvier 1961, il débute l’expérimentation du « Mirage IIIC Â». 

h25aCette expérimentation est en partie poursuivie par les 2ème et 13ème escadres de chasse de Dijon et Colmar dans le cadre de la mission MIREX (MIRage Expérimentation). 

Cet h25bavion marque réellement le retour de la construction aéronautique nationale militaire sur le devant de la scène. Mais les variantes de cette première version sont nombreuses, et s’enchainent rapidement. Ainsi, le CEAM va travailler sur les versions biplace (MIIIB) , reconnaissance (MIIIR  et RD), polyvalente(MIIIE) et simplifiée (MVF) du « Mirage III Â».

Lh26es années 1960 s’achèvent avec la participation du CEAM à la dissuasion nucléaire, dans le cadre de l’expérimentation du fabuleux « Mirage IV Â»   à partir de l’année 1963.

 

Le CEAM et les expérimentations, un ensemble moderne complet et cohérent dès le milieu des années 1960.

L’ensemble de ces expérimentations d’aéronefs, et toutes celles qui vont se succéder jusqu’à nos jours, s’intéressent toujours aux points fondamentaux suivants : utilisation opérationnelle du matériel au travers de l’expérimentation tactique, définition des méthodes de maintenance et des stocks de pièces de rechanges nécessaires dans le cadre de l’expérimentation technique, rédaction de la documentation tactique et technique, et formation des premiers utilisateurs.

Mais toute cette activité sur les avions ne peut se faire que parce que d’autres activités, moins visibles, ont également lieu.

L’avènement du réacteur, l’augmentation radicale des performances nécessitent la mise en place d’une réflexion médicale sur les effets du vol à hautes performances. Aussi, en 1952, le laboratoire d’études médico-physiologiques (LEMP) voit le jour. Il est aujourd’hui dénommé département de médecine aéronautique opérationnelle (DMAO). Son rôle a par exemple été fondamental dans l’élaboration des scaphandres pilotes destinés aux vols aux très hautes altitudes.

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Prolongeh34ant cetteh33 approche médicale, les travaux sont menés sur les équipements de vol,  leur résistance au feu ou encore à l’éjection. Les équipes de parachutistes expérimentateurs se chargent par exemple de vérifier la tenue du parachute situé dans le siège éjectable.

Par ailleurs,h34a la prise en compte dans la stratégie nationale de la dimension nucléaire donne un nouveau cadre d’emploi à l’arme aérienne. Nos matériels devant être aptes à évoluer dans un tel environnement, le CEAM crée à cette époque une équipe dédiée à la problématique nucléaire, biologique et chimique (NBC).

Au milieu des années 1960 également, la performance des appareils repose en vol sur un système d’armes aux capacités de calcul très importantes, capables d’utiliser des missiles et des radars embarqués. Les équipes du CEAM se mobilisent donc pour intégrer la technologie des tous nouveaux calculateurs, et expérimenter ceux proposés par les constructeurs en environnement opérationnel réaliste. Au sol, la gestion des missions de ces nouveaux chasseurs requiert un réseau de radars capables de recueillir, analyser et diffuser rapidement les informations sur les avions qui survolent notre espace.

Par exemple, l’expérimentation du système de traitement et de représentation des informations de défense aérienne (STRIDA) menée au milieu des années 60 a jeté les bases de la défense aérienne nationale, en complément de l’arrivée du « Mirage III Â». Le centre de contrôle de Mont-de-Marsan est au demeurant, à l’origine, une unité du CEAM.

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L’activité du CEAM prend également en compte des aspects mécaniques indispensables au fonctionnement des matériels de l’armée de l’air dans le cadre d’un emploi opérationnel.

Les matériels dh40b’environnement aéronautiques sont expérimentés sur la base des Landes. Ainsi, les grues mobiles , qui servent à l’évacuation d’un avion accidenté, les tracteurs de piste ou encore les extincteurs aéronautiques sont testés et évalués au CEAM avant éventuellement de rejoindre les aérodromes et bases aériennes. Leur emploi en ambiance contaminée est analysé et leur facilité de déploiement à bord des appareils de transport évaluée. Ainsi, dès le milieu des années 1960, l’activité d’expérimentation du CEAM constitue un ensemble extrêmement cohérent. La plupart des domaines d’activité de l’époque sont encore valables aujourd’hui. Jusque dans les années 1980, ces activités sont regroupées au sein des divisions avions, électronique et moteurs/équipements. De nos jours, même si les noms évoluent, les domaines d’activités subsistent.

 

LE CEAM ET LA DISSUASION

Dans le courant des années 1960, le CEAM contribue à divers titres à l’accession de la France à la dissuasion nucléaire.

L’expérimentation du « Mirage IV Â» , menée dès 1963 depuis l’annexe du CEAM de Brétigny, ne se limite pas à l’avion. Elle participe à la réflexion qui va permettre de poser les fondements de la dissuasion française. Certains personnels qui ont participé à l’expérimentation sont d’ailleurs intégrés au sein de l’escadron 1/91 « Gascogne Â».

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A lah42a h42création des forces aériennes stratégiques, c’est presque naturellement un ancien commandant du CEAM, le général Philippe Maurin,  qui en devient le premier commandant.

Mais lesh43 travaux de CEAM concernent également la munition. Ainsi le CEAM dispose d’une annexe au sein du centre interarmées d’essais des engins spéciaux (CIEES) de Colomb Béchar.  Lors des essais nucléaires réalisés à cette époque, le centre met en place des avions, des personnels et du matériel de soutien. Les avions, en particulier les Vautour, sont chargés de procéder à des prélèvements dans les nuages consécutifs aux explosions. Le CEAM participe ainsi aux différents tirs « Gerboise Â».

C’est également au sein du CEAM que l’escadron qui va se déployer à Hao au centre d’essais du Pacifique (CEP) est créé. Le 3 février 1966, il quitte le CEAM pour rejoindre le Pacifique.

Le CEAM reste néanmoins sa « base arrière Â».

Enfinh47, le CEAM consacre une partie de l’expérimentation du « Mirage IIIE Â» ou encore du Jaguar Â» aux conditions de réalisation de la mission nucléaire tactique.

 

Des cadres d’expérimentations et de formations variables

 Au cours des années qui suivent, le CEAM expérimente tous les appareils et les matériels qui vont marquer l’aviation militaire française.

 Il fait pour cela parfois preuve de grandes facultés d’adaptation.

Ainsi, danh50s le cadre de l’expérimentation du C160 « Transall Â»  il est créé au sein du CEAM une unité mixte franco-allemande qui mène les travaux jusqu’à leur terme à la fin des années 1970.

 Plus tard, le CEAM mène l’expérimentation du Mirage 2000.  Au delà des travaux habituels déjà évoqués, le centre est également sollicité pour former des pilotes étrangers. S’il ne s’agit pas d’une nouveauté – la période « Mirage III Â» avait été chargée en la matière – la formation prend une autre dimension pour le dernier delta de la firme Dassault. Ainsi, dans le cadre de la formation sur M2000-5  des pilotes de Taïwan, un escadron temporaire de transformation (ETT) est mis en place. Il est commandé par un officier français qui gère l’activité des personnels moniteurs et étrangers. 

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L’option h54eh55st encore différente pour le Rafale.  L’expérimentation, menée en commun avec l’aéronavale, s’appuie sur les futurs personnels de l’escadron de chasse 1/7 « Provence Â», premier escadron devant recevoir cet appareil.

 En l’occurrence, l’activité aérienne est confiée, sous la responsabilité du commandement du CEAM, à un officier supérieur.

 Mais c’est la faculté du CEAM de pouvoir offrir un cadre d’emploi adapté aux contraintes du moment.

 

L’insigne

L’insigne du CEAM est issu d’un concours lancé par son commandement au milieu des années 1950.

Le nom du lauréat s’est malheureusement perdu dans la mémoire collective.

Insigne homologué sous le numéro A675

le 28 avril 1956

Définition héraldique :

« Triangle à un athlète accroupi, soutenant une flèche en bande, chevauchant une demi-rondache dentée issant de la pointe et chargée en cœur des capitales CEAM, deux foudres mouvant à dextre, le tout d'argent sommé de deux étoiles du même. »

Symbolisme de l'insigne :

Les éléments symboliques suivants composent l’insigne du CEAM :

-la flèche rappelle le matériel aérien et la vitesse,

-la roue dentée est la marque emblématique de la mécanique,

-les éclairs représentent les télécommunications,

-la forme triangulaire de l'insigne évoque l'équilibre.

Lieu de stationnement :

Base aérienne 118 « Colonel Constantin ROZANOFF » – Mont-de-Marsan.

Les deux étoiles rappellent que le CEAM est commandé par un général de Brigade.

 

Missions

Les missions du CEAM sont :

  • de conseiller l'état-major de l'armée de l'air lors des travaux de développement des futurs matériels et d’assurer le suivi de ces travaux,

  • d’expérimenter les matériels sur un plan opérationnel, de définir les méthodes d'emploi et de maintenance, de préparer le support initial des systèmes, d’élaborer la documentation correspondante (guide d’emploi opérationnel, guide de maintenance) et de procéder, le cas échéant, à des travaux de mise au point opérationnelle de ces matériels,

  • d’assurer la formation opérationnelle et technique initiale des unités appelées à utiliser ces nouveaux matériels ainsi que l'instruction dans certains domaines spécifiques,

  • de concevoir certains outils ou certaines capacités adaptatives, non fournis dans le cadre des programmes d’armement, ou issus du retour d’expérience opérationnelle,

  • de soutenir les forces aériennes en opérations, notamment en matière de guerre électronique, de liaisons de données tactiques et d’armement,

  • de participer aux missions de soutien export des matériels aéronautiques de l’armée de l’air.

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Organisation du CEAM

o01Le CEAM est commandé par un général de brigade aérienne.

Il dispose :

- d’un adjoint DGA, plus particulièrement chargé des relations avec la Direction générale de l’armement (DGA).

- du directeur des expérimentations (DXP), commandant en second du CEAM et chef de l’état-major du CEAM. Placée sous les ordres du Directeur des expérimentations (DXP), la direction des expérimentations du CEAM est chargée de préparer le travail de ce dernier et l'aide à diriger, coordonner et contrôler l'activité expérimentale des unités du CEAM. Elle est composée d’officiers directeurs.

- du directeur de la conception et du support initial (DCSI, ex directeur technique DT). Le DCSI, au titre de l’expertise technique, signe, par délégation du général commandant le CEAM, les ordres de travail et d’expérimentation ainsi que les comptes rendus à caractère technique, analyse au plan technique les comptes rendus de suivi de développement et d’expérimentation et est garant de la qualité des avis techniques émis par le CEAM.

- Les officiers directeurs (OD) sont les interlocuteurs privilégiés pour toute question relative aux dossiers d’affaires (suivi de développement, expérimentations, conception…) qu’ils gèrent.

Ils dépendent hiérarchiquement du DXP et fonctionnellement du DXP et du DCSI.

Chaque officier directeur est responsable de l'activité de certaines unités du CEAM (équipes de marque et escadrons) sur lesquelles il exerce une tutelle fonctionnelle.

L’activité du CEAM est conduite par deux types d’acteurs :

- les équipes de marque attachées aux activités de développement et l’animation des expérimentations,

- les escadrons du CEAM, les centres d’expertise et le département de médecine aéronautique opérationnelle qui sont plus particulièrement chargés de l’exécution des expérimentations.

Les équipes de marques*, unités d'experts spécialisés dans un domaine spécifique ou transverse.

Elles assurent le suivi de développement des matériels, conseillent l’EMAA lors de ces travaux de développement et mettent leur expertise au service des travaux dits « urgent-opérations Â».

Elles couvrent tous les domaines liés aux systèmes d’armes aéroportés, aux systèmes d’information opérationnels et de commandement, et aux expertises transverses complémentaires. Elles sont responsables de la préparation des expérimentations.

Il en existe deux types :

- les équipes spécialisées : elles regroupent des experts ayant les compétences dans des domaines liés aux opérations d’armement. On trouve des équipes spécialisées dans les systèmes d’armes (exemple : équipe de marque Rafale) et des équipes spécialisées dans les systèmes d’informations opérationnels et de communication (exemple : équipe de marque aide au commandement et à la conduite des opérations...).

- les équipes transverses : elles interviennent sur plusieurs opérations d’armement simultanément en fonction de leur domaine de compétence. Ainsi le CEAM dispose d’une équipe de marque chargée de la sécurité des systèmes d’information.

* : Equipe de marque : à l’origine du CEAM, chaque constructeur aéronautique avait une équipe d’expérimentation dédiée : l’équipe de marque Intel. Au cours du temps, seul le terme ‘Equipe de marque’ a été conservé.

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Le CEAM compte également 5 escadrons, 2 centres d’expertises et la MEST A400M, cette dernière unité ayant un statut spécifique.

 Ceux-ci réalisent les expérimentations dans leur domaine de compétence :

  • l'Escadron de Chasse et d'Expérimentation – ECE 05.330 « Côte d'Argent » : Equipé de 5 types d'appareils différents, il est chargé de l’expérimentation des systèmes d’armes aéroportés de chasse et de reconnaissance.

  • l’Escadron de Survie Opérationnelle et des Parachutistes d’Essai – ESOPE 02.330 : Expérimentation des matériels d’environnement et de survie du personnel navigant et équipements des commandos. Il est également chargé de la formation des parachutistes navigants expérimentateurs des trois armées et de la DGA.

  • l’Escadron d’Expérimentation et de Soutien Technique – EEST 03.330 : expérimentation des matériels de soutien. Il assure la conception et la réalisation d’outils adaptatifs dits « de réactivité Â» et le soutien dans les domaines mécanique, électronique, logiciel et multimédia des expérimentations menées au CEAM.

  • l’Escadron d’Expérimentation des Systèmes d’Information Opérationnels – EESIO 04.330 : Expérimentation des systèmes d’information opérationnels et de commandement (SIOC). Il assure également le soutien du centre de définition, d’expérimentation et de validation (CDEVS) du SCCOA (Système de Commandement et de Conduite des Opérations Aérospatiales) et la mise en Å“uvre de la plate-forme d’expérimentation des télécommunications.

  • l'Escadron de Programmation et d'Instruction de Guerre Électronique – EPIGE 07.330 : il est chargée de l’expérimentation et la programmation des systèmes d'autoprotection des aéronefs (avions de combat, avions de transport et hélicoptères des armées). Il est aussi chargé de l’instruction spécialisée du personnel des trois armées.

  • le Centre d’Expertise de l’Armement Embarqué – CEAE 00.331 : il est chargé d’entretenir l’expertise opérationnelle et technique dans l’emploi de l’armement air-air et air-sol, d’assurer l’instruction du personnel et de réaliser des expérimentations dans le domaine du tir aérien.

  • le Centre d’expertise et d’instruction des liaisons de données tactiques – CEILDT : créé le 1er septembre 2012 pour augmenter l’efficacité des forces dans l’emploi de la L16 par la mutualisation des connaissances et l’optimisation des moyens. Il hérite, en plus des missions de l’équipe de marque LDT, de la mission d’équipe technique MIDS et propose quotidiennement aux différents acteurs une « stimulation » des plateformes (par l’envoi d’informations L16).

  • La Multinational entry into service team – MEST 01.338 (MEST A400M).Equipe de marque à vocation internationale, stationnée sur la base aérienne d’Orléans, ses missions s'articulent autour de la mise en service opérationnel de l’avion de transport A400M et des expérimentations menées sur les avions de transport tactique déjà en service (aérotransport, rénovation avionique…). S’appuyant sur les piliers Emploi, Soutien et Formation, elle est chargée de réaliser l’ensemble des travaux qui conduiront à la mise en service opérationnel du premier escadron de transport sur A400M, de l’Escadron de Soutien Technique Aéronautique (ESTA) et du Centre de Formation A400M .Une fois ces objectifs atteints, la plus grande partie de son effectif est appelée à rejoindre le CFA et le CSFA tandis que la MEST A400M poursuivra les expérimentations sur les nouveaux standards A400M et suivra les autres ATT.

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Activités du CEAM

 Situé au cÅ“ur de la plus grande forêt cultivée d’Europe, le CEAM bénéficie pleinement des potentialités du Sud-ouest par le nombre et l’accès rapide des zones d’espace aérien, dans lesquels peuvent évoluer les avions durant les phases d’expérimentation et la proximité de centres de la Direction générale de l’armement et des pôles industriels du secteur aéronautique.

 Mais si la plupart des équipes du CEAM se situent à Mont de Marsan, le centre bénéficie des synergies créées par des antennes placées au plus près des unités opérationnelles et des organismes étatiques.

 Fort de plus de 820 militaires et civils, l’objectif permanent du CEAM est de

 

« Satisfaire au mieux et au plus tôt le juste besoin des forces Â».

 

Activité pluridisciplinaire

 Le CEAM suit l’intégration des nouveaux matériels dans les forces depuis leur conception jusqu’à leur mise en service opérationnel. Il suit également l’évolution des matériels déjà en service dans les forces afin de proposer et de valider des adaptations répondant à un besoin opérationnel urgent.

 Du fait de sa double compétence technique et opérationnelle, le centre assure la liaison entre le monde des programmes d’armement et les exigences opérationnelles, interarmées et interalliées.

 

Suivi de développement des programmes d’armement

Sur un prograa01mme d’armement dit ‘long’, le CEAM entre dans un processus de suivi de développement. Grâce à ses équipes de marque, il intervient dès l’expression du besoin en tant que conseiller de l’état-major.

Il participe a02à la critique des clauses techniques des contrats. Les équipes de marque vérifient, lors de la phase de développement, puis d’essais de l’industriel ou de la direction générale de l’armement que l’aspect opérationnel est bien pris en compte et que les travaux restent conformes au besoin initial. 

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Activité d’expérimentation

Una03a04e fois le matériel réceptionné par l’Etat, le CEAM le reçoit en son sein pour effectuer l’expérimentation opérationnelle.  Ses équipes vont alors le mettre en situation de plus en plus réaliste afin d’en vérifier les capacités opérationnelles.

Ce travail d’analyse, à la fois dans le domaine tactique et logistique est basé sur un travail d’échantillonnage permettant d’identifier, avant que le matériel n’arrive dans les forces, les éventuels dysfonctionnements bloquants ou pénalisants dans la réalisation de la mission demandée. Ce travail est assuré par le personnel issu des unités de l’armée de l’Air affecté pour un temps limité au Centre.

Ils ont ainsi l’occasion d’utiliser au mieux leur expertise récente du terrain pour recommander, dans le périmètre fixé par l’état-major, une méthode d’emploi optimale nécessaire à la mise en service opérationnel d’un nouveau système.

A ce stade le CEAM propose un guide d’utilisation opérationnel et valide les méthodes de soutien logistique, puis forme les premiers utilisateurs.

L’expertise au service des forces

Avec un effectif de plus de 800 personnes issues de la plupart des unités de l’armée de l’Air ou mises pour emploi par les autres armées, les femmes et les hommes du CEAM apportent lors de leur passage au sein du Centre, une vision cohérente sur les systèmes d’armements nouveaux ou en évolution. Grâce à la diversité des spécialités disponibles, le CEAM teste opérationnellement les matériels qui lui sont confiés en laissant le moins de zone d’ombre possible.

Expérimentant lesa05 systèmes d’armes et les systèmes d’informations opérationnels de l’armée de l’Air de demain sans perturber son fonctionnement présent, le Centre d’Expériences Aériennes Militaire permet à l’état-major de s’assurer, en s’appuyant sur des processus certifiés ISO 9001, que les forces disposeront d’équipements « rodés Â» et de procédures d’emploi initiales permettant d’utiliser, au mieux, et au plus vite, les nouvelles capacités qui leur sont offertes. 

Tous les systèmes d’armes sont évalués séparément, puis conjointement, afin de vérifier leur interopérabilité et leur efficacité globale. Le CEAM s’appuie sur l’étendue des compétences de son personnel pour s’assurer que la capacité recherchée est obtenue en respectant la cohérence opérationnelle d’ensemble.

Toa06ujours à la recherche de synergies en interarmées et interalliés, le Centre effectue beaucoup de ses travaux en commun avec l’armée de terre, la marine, la direction générale de l’armement ainsi que les forces armées étrangères.

Ses personnels participent à des missions ou des exercices dans le cadre de l’OTAN ou de l’union européenne.

Activité de conception

A remplir

Activité de soutien des forces

Au titre de ses missions, le CEAM et ses unités sont naturellement sollicités pour toutes les opérations extérieures : expérimentation et soutien pour la mise en service de nouvelles capacités sur le théâtre, réalisation de travaux dits « urgent opérations Â» et soutien direct des forces sous forme de renfort et d’expertise technique et opérationnelle.

En soutien des forces en opérations, il peut être également amené à travailler sur des programmes « Urgent opérations Â» dont le processus est plus court.

Il réalise, en utilisant les compétences des centres étatiques ou en soutien de l’industriel des produits répondant à un besoin opérationnel urgent, et contribue ainsi à augmenter les capacités des systèmes existants pour les adapter aux nouveaux théâtres d’opérations.

Suivant une démarche qualité répondant à la norme EN 9100, ces produits réalisés sous formes de prototypes, sont proposés à l’état-major pour une industrialisation dans les ateliers aéronautiques de la Défense ou dans l’industrie.

En outre, le CEAM contribue au processus de retour d’expérience des armées en proposant des solutions adaptées à des besoins spécifiques et avérés sur les théâtres d’opérations où se déploient les Forces. Par exemple, le Centre d’Expertise de l’Armement Embarqué du CEAM localisé à Cazaux, analyse les résultats des tirs aériens et assure, au profit de l’état-major des armées, le recensement des munitions tirées en opérations.

Plus généralement, le CEAM contribue au processus de retour d’expérience des armées en proposant des solutions adaptées à des besoins spécifiques et avérés sur les théâtres d’opérations.

 

Opération HARMATTAN

Ainsi, le personnel du CEAM a participé à l’opération Harmattan (Lybie), dans sa phase de préparation, en soutien des forces sur le théâtre et en participant aux missions au-dessus du territoire Libyen.

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Le CEAM a contribué à l’effort global dans les domaines suivants:

  • Soutien des forces pour la Liaison 16,

  • Soutien des forces pour la Guerre Electronique (programmation des Bibliothèques GE) de tous les porteurs, y compris armée de terre et marine,

  • Expertise pour la préparation de mission des missiles de croisière,

  • Expérimentation de la bombe « inerte Â» (BDU 22) et rédaction du guide d’utilisation,

  • Expérimentation des performances du pod laser Damoclès sous Rafale,

  • Analyse des tirs réalisés, expertise technique et opérationnelle  air-sol auprès des forces,

  • Transformation des pilotes de Caracal sur le PA CDG,

  • Participation active de nos personnels contrôleurs dans l’AWACS et de nos pilotes dans les missions au-dessus du territoire libyen, avec tirs à la clé,

  • Présence d’un expert Rafale auprès du Général positionné au sein du CAOC 5.

Contribuant au travers de démonstration pratiques à la politique d’exportation des matériels de défense français, les femmes et les hommes du CEAM visent à satisfaire au mieux et au plus vite au juste besoin des forces.

 

Activités « Programme Â» en cours

Les principales activités « programme Â» en cours concernent :

  • Les troisième et quatrième capacités opérationnelles du missile Sol-Air Moyenne Portée Terrestre (SAMP/T), 

  • Phase I de l’expérimentation A400M, 

  • Mise en service opérationnel du 3ème niveau opérationnel du SCCOA, définition et lancement de la réalisation des différentes opérations SCCOA4, 

  • Les travaux concernant la rénovation du système SDCA, 

  • L’expérimentation du Rafale au standard F3.3 et des moyens d’environnement associés (GE, Préparation mission, armement Paveway III…), les débuts de l’expérimentation du radar à antenne active (AESA), 

  • L’expérimentation du nouveau casque de vol hélicoptère et avion de transport,

  • L’expérimentation du système de détection biologique DETECBIO,

  • La mise en service opérationnel du PAR-NG déplaçable, 

  • La poursuite des travaux de déploiement du système CLA 2000 (Contrôle Local d’Aérodrome), 

  • Les expérimentations interarmées relatives à la rénovation des hélicoptères FENNEC, PUMA et SUPER PUMA,

  • Le déploiement du SRSA (système radio sol air) en remplacement du système METEOR, 

  • Prolongation du système Harfang et acquisition et soutien en matière d’expertise au profit de l’EMA et de l’EMAA dans le cadre de l’acquisition d’un drone MALE Intermédiaire, 

  • Expérimentation de la rénovation OACI sur C135,  

  •  3ème phase d’expérimentation CN235-300.  

  •  

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    Escadrons

     
    • l'Escadron de Chasse et d'Expérimentation – ECE 05.330 « Côte d'Argent » : Equipé de 5 types d'appareils différents, il est chargé de l’expérimentation des systèmes d’armes aéroportés de chasse et de reconnaissance.

    • l’Escadron de Survie Opérationnelle et des Parachutistes d’Essai – ESOPE 02.330 : Expérimentation des matériels d’environnement et de survie du personnel navigant et équipements des commandos. Il est également chargé de la formation des parachutistes navigants expérimentateurs des trois armées et de la DGA.

    • l’Escadron d’Expérimentation et de Soutien Technique – EEST 03.330 : expérimentation des matériels de soutien. Il assure la conception et la réalisation d’outils adaptatifs dits « de réactivité Â» et le soutien dans les domaines mécanique, électronique, logiciel et multimédia des expérimentations menées au CEAM.

    • l’Escadron d’Expérimentation des Systèmes d’Information Opérationnels – EESIO 04.330 : Expérimentation des systèmes d’information opérationnels et de commandement (SIOC). Il assure également le soutien du centre de définition, d’expérimentation et de validation (CDEVS) du SCCOA (Système de Commandement et de Conduite des Opérations Aérospatiales) et la mise en Å“uvre de la plate-forme d’expérimentation des télécommunications.

    • l'Escadron de Programmation et d'Instruction de Guerre Électronique – EPIGE 07.330 : il est chargée de l’expérimentation et la programmation des systèmes d'autoprotection des aéronefs (avions de combat, avions de transport et hélicoptères des armées). Il est aussi chargé de l’instruction spécialisée du personnel des trois armées.

    • La Multinational entry into service team – MEST 01.338 (MEST A400M).Equipe de marque à vocation internationale, stationnée sur la base aérienne d’Orléans, ses missions s'articulent autour de la mise en service opérationnel de l’avion de transport A400M et des expérimentations menées sur les avions de transport tactique déjà en service (aérotransport, rénovation avionique…). S’appuyant sur les piliers Emploi, Soutien et Formation, elle est chargée de réaliser l’ensemble des travaux qui conduiront à la mise en service opérationnel du premier escadron de transport sur A400M, de l’Escadron de Soutien Technique Aéronautique (ESTA) et du Centre de Formation A400M .Une fois ces objectifs atteints, la plus grande partie de son effectif est appelée à rejoindre le CFA et le CSFA tandis que la MEST A400M poursuivra les expérimentations sur les nouveaux standards A400M et suivra les autres ATT.


 

Centres d’expérimentation

 

  • le Centre d’Expertise de l’Armement Embarqué – CEAE 00.331 : il est chargé d’entretenir l’expertise opérationnelle et technique dans l’emploi de l’armement air-air et air-sol, d’assurer l’instruction du personnel et de réaliser des expérimentations dans le domaine du tir aérien.

  • le Centre d’expertise et d’instruction des liaisons de données tactiques – CEILDT : créé le 1er septembre 2012 pour augmenter l’efficacité des forces dans l’emploi de la L16 par la mutualisation des connaissances et l’optimisation des moyens. Il hérite, en plus des missions de l’équipe de marque LDT, de la mission d’équipe technique MIDS et propose quotidiennement aux différents acteurs une « stimulation » des plateformes (par l’envoi d’informations L16). 

 

Biographie du commandant le Centre d’expériences aériennes militaires

  Le général de brigade aérienne Joël RODE.

 Commandant du Centre d’expériences aériennes militaires

 

gba rodeNé le 22 août 1962 à Mont-de-Marsan (40)
Marié et père de 3 enfants
Promotion 1983 « Lieutenant Fleischel » de l’Ecole de l’air
Officier de l’air

 

  • 1987-1994 Pilote de M2000 au sein de l’escadron de chasse 03.002 « Alsace », puis 01.002 «Cigognes», Dijon
  • 1994-1997 Officier pilote puis chef de l’Equipe de marque air-air Mirage 2000-5, Mont-de-Marsan
  • 1997-1998 Stagiaire de la 5ème promotion du Collège interarmées de défense, Paris
  • 1998-2001 Second puis commandant de l’EC 01.002 « Cigognes », Dijon
  • 2001-2004 Aide de camp du Président de la République, Paris
  • 2004-2005 National War College, Washington, USA
  • 2005-2008 Attaché de l’air près l’ambassade de France, Washington, USA
  • 2008-2010 Chef du bureau « Plans », Etat-major de l’armée de l’air, Paris
  • 2010-2011 Général Inspecteur Emploi, Inspection de l’armée de l’air, Paris
  • 2011 Commandant du Centre d’expériences aériennes militaires

 

Promotion :

  • 1er septembre 2010 Général de brigade aérienne.

Opérations :

  • Sept-Nov 1993 Arabie Saoudite – Opération Southern Watch – Chef du détachement DIJON
  • Mai-Août 2011 Italie – Opération Harmattan – Chef du détachement de conduite des opérations aériennes françaises en Lybie.

Décorations :

  • Officier de la Légion d'Honneur
  • Officier de l'Ordre national du mérite
  • Médaille d’outre-mer, agrafe « Moyen-Orient »

 

Mise à jour le Jeudi, 23 Mai 2013 15:45
 
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